Senvion, Contrôle au cœur des éoliennes

10 novembre 2015, l’arbre de transmission d’une éolienne du champ de Ménil-la-Horgne, 12dans la Meuse, casse en pleine nuit. Le rotor et les trois pales s’écrasent au pied du mât. Pour WPD Windmanager et Senvion, l’exploitant et le constructeur des machines, deux priorités s’imposent : comprendre ce qui s’est passé et s’assurer que ce type d’avarie ne se reproduira pas sur les 6 autres éoliennes du champ… et potentiellement sur près de 400 installées partout dans le monde ! Confiée au Cetim, une analyse de défaillance du composant brisé ne tarde pas à dévoiler la cause du sinistre : des inclusions de résidus du moule réfractaire utilisé pour sa fabrication ont entraîné une fragilité au cœur de l’arbre. Senvion et le Cetim se lancent alors dans le codéveloppement d’une méthode de contrôle permettant de détecter et de dimensionner ce type de défaut dans les arbres des autres machines. Avec une difficulté majeure : pas question de démonter, les mesures doivent être réalisées in situ, à 85 mètres au-dessus du sol. Défi relevé ! Ensemble, ils mettent au point un contrôle par ultrasons multiéléments qui délivre des « vues 3D » de chaque arbre. Ce travail d’imagerie ultrasonore permet ensuite d’évaluer la nocivité d’un éventuel défaut et de décider de la poursuite de l’exploitation, du remplacement de la pièce ou du suivi de la machine. À Ménil-la-Horgne, les contrôles réalisés ont permis d’autoriser la reprise de l’activité du champ en octobre 2016, moyennant un suivi régulier de certaines machines. Optimisé et automatisé, le système développé est actuellement utilisé pour le contrôle systématique de parcs installés en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Hongrie, et bientôt, peut-être, dans d’autres pays du monde.

Source : Cetim, Cetim Rapport annuel 2016, page 43

Publicités

L’expertise CND du Cetim dans l’hydroélectricité

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Hydrostadium, filiale à 100% d’EDF a été chargé de contrôler la bonne tenue de la centrale hydroélectrique du Pas-du-Loup à Arles-sur-Tech. Elle a confié au Cetim l’examen la conduite forcée qui relie la retenue d’eau à la centrale.

L’examen de la conduite forcée de la centrale hydroélectrique du Pas-du-Loup, dans les Pyrénées orientales, a nécessité le recours à trois outils de contrôle non destructif : l’ACFM, les ultrasons TOFD et multiéléments.

Pour en savoir plus, lire le document.

Les compétences du Cetim s’expriment à travers sa capacité à maîtriser l’ensemble des technologies mécaniques. Les cas qui sont présentées ici exposent des exemples de réalisations menées pour ses clients tant à titre collectif qu’à titre individuel. Elles témoignent de la capacité du Cetim à proposer une offre globale et personnalisée de prestations autant pour les grands donneurs d’ordre que pour les petites entreprises.

Contrôle des soudures par ultrasons multi-éléments : la recherche avance !

logo CetimLes techniques de contrôle non destructif par ultrasons multi-éléments sont largement étudiées pour le contrôle des cordons de soudure, en particulier sur les tubes en acier ou en polyéthylène. Cette nouvelle note de veille du Cetim présente les résultats de travaux de recherche récents sur le sujet.

Pour lire l’article : cliquez ici 

Les ultrasons multiéléments

Pour contrôler avec précision les dents de ses couronnes en acier de 8 mètres de diamètre et 800 mm de largeur de denture, Ferry-Capitain a choisi le contrôle non destructif par ultrasons multiéléments. Une nouvelle technologie qui s’apparente à l’échographie (2D), alors que la représentation des ultrasons classiques est unidimensionnelle.

Des formations qualifiantes sur cette méthodologie sont dispensées par le Cetim et ses centres associés. L’ offre de stages structurée par filières ou métiers du Cetim est enrichie des apports de ses centres associés, le Cetim-Certec et le Cetim-Cermat, et de ses partenaires. Ces stages viennent en complément de l’offre du Cetim en matière de gestion des compétences.